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Articles et débats

mardi 29 janvier 2008

Glisser sur un ministre

Clemente Mastella

Le gouvernement italien a glissé sur une peau de banane. Mais, comment dire, cette peau était là depuis le début, était bien visible, la majorité avait été plusieurs fois mise en garde de sa présence. Cependant, on a préféré l'ignorer, feindre qu'en réalité ce n'était qu'une fleur, que c'était beau à voir, qu'il n'y avait aucun risque de dérapage, qu'il s'agissait plutôt d'un atout, que les autres pays devaient même nous l'envier… Cette peau de banane a un nom (et un prénom aussi) : Clemente Mastella. Aux français, ce nom ne dit pas grand chose mais les Italiens ont appris à le voir comme une sorte de constante dans le paysage politique italien. Tout change et lui, il est toujours là, égale à lui-même.

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mercredi 23 janvier 2008

Les déchets et la pierre philosophale

Déchets en Campanie

"On a découvert dans les environs de Giugliano une carrière désaffectée entièrement remplie d'ordures, dont le volume équivalait à environ vingt-huit mille camions pleins. Soit une file continue de véhicules de Caserte à Milan, pare-choc contre pare-choc." Cet extrait de Gomorra de Roberto Saviano peut donner un aperçu de la gravité de la situation. Et depuis les choses n'ont fait qu'empirer.
Après des années et des années durant lesquelles les déchets industriels de toute l'Italie ainsi que d'autres pays, en majorité européens, ont conflué sur Naples, il faudra au moins autant de temps pour que le parcours inverse puisse permettre à cette zone de la Campanie de sortir de l'émergence.

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samedi 19 janvier 2008

L’Unité italienne est-elle en danger ?

Carte publiée par le Times

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’Europe n’a jamais été aussi morcelée et désunie qu’aujourd’hui. Voici une carte publiée en 2006, par le journal anglo-saxon « Times ». On y découvre les « pays » d’Europe qui après le Monténégro, selon la légende de la carte : « …pourraient être les prochains » de ce grand processus de balkanisation.

On découvre ainsi que « ceux qui pourraient venir après le Monténégro », selon le Times en 2006, sont : l’Ecosse, l’Irlande, le Pays de Galles, le Pays Basque, la Catalogne, l’Andalousie, la Corse, la Sardaigne, la Flandre, la Wallonie, le Sud-Tyrol, le Kosovo, la Respublika Srpska, le Territoire croate de Bosnie, la Transdniestrie, Nagorny Karabakh, l’Ossétie du Sud, la Tchétchénie, le Kurdistan etc.

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jeudi 10 janvier 2008

Le Modèle italien

Romano Prodi

Ces derniers temps on entend de plus en plus souvent une partie du PS faire référence à l’expérience italienne. De quoi s’agit-il ? Tout simplement de dépasser les anciennes frontières politiques pour réaliser des accords de coalition plus larges. Au nom de l’expérience italienne Ségolène Royal, Julien Dray et d’autres poussent pour que le PS trouve un accord avec le centre pour gouverner. Mais est-ce qu’en Italie ce système marche bien ? Est-ce un système qui permet de bien gouverner ?
Il suffit de lire un peu les journaux italiens pour comprendre qu’au-delà des Alpes cette coalition est perçue de façon bien différente. Le parcours du gouvernement italien s’apparente plus à un chemin de croix qu’à une promenade via Veneto. Pas facile de composer, de trouver des synthèses avec des coalitions très larges. Et le gouvernement donne l’impression, et ce n’est pas qu’une impression, d’être totalement bloqué. Dès qu’un ministre d’un des partis au pouvoir propose des mesures, des voix agacées et menaçantes se lèvent de l’autre côté.

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mardi 1 janvier 2008

Gastronomie italienne - état des lieux

la Physiologie du Goût

Parfois, j'ai vraiment l'impression que la cuisine devient "un jouet dans les mains des enfants" (proverbe napolitain qui signifie qu'une chose sérieuse se trouve entre les mains d'incompétents) quand des chefs, sous couvert de créativité modifient des recettes traditionnelles en leur laissant improprement leur nom au seul motif qu'ils ont utilisé l'un des ingrédients. Je m'explique, dans certaines cartes de restaurants "gasstronomiiiiques" apparaît le fameux "tiramisù aux fraises". Dès lors que l'on remplace les deux produits de base du vrai tiramisù que sont le cacao et le café (ce sont principalement ces deux ingrédients qui tirent vers le haut, certainement pas les fraises) notre tiramisù devient une crème de mascarpone aux fraises.

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Football : 2008, les rendez-vous

Le calcio une passion italienne

Le football italien a beaucoup à perdre mais aussi à gagner, à l'orée de cette nouvelle année qui s'annonce fertile en rebondissements ...
Toujours présentes dans les grands rendez-vous internationaux, les différentes équipes encore en compétition auront du pain sur la planche : rien ne leur sera épargné et les confrontations à venir auront, pour certaines, un goût de déjà-vu.
Etat des lieux.

Qui pourra empêcher l'Inter de gagner son troisième scudetto d'affilée ? Leur dernière victoire dans le 266ème ( ! ) derby fratricide face au Milan AC, leur donne 7 points d'avance et décourage la concurrence ... L'équipe de Roberto Mancini

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L'autre réalité italienne

Giuseppe GaribaldiIl est habituel d’évoquer l’Italie en terme de divisions et de particularismes locaux.

L’Italie serait d’abord irrémédiablement divisée par l’opposition entre un Nord prospère et un Sud désespérant.

L’Italie ne serait ensuite qu’une addition de spécificités régionales.

Ces deux approches sont présentées comme des données invariables de la réalité italienne.

Je parlerai ici d’une autre réalité italienne, celle de l’unité et de la solidarité nationale.

Et pour en parler, rien de tel que d’évoquer la péninsule du temps où l’Italie n’existait pas.

L’Italie du 19ème siècle se composait de nombreux Etats autocratiques : les Royaumes de Piémont-Sardaigne et de Lombardie-Venitie au Nord ; le Grand Duché de Toscane, le Duché de Parme, le Duché de Modène et les Etats de l’Eglise au Centre ; le Royaume des Deux-Siciles au Sud.

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Déclin culturel ?

Déclin culturel de l'Italie ?

Dans un article paru récemment dans le quotidien La Repubblica, le journaliste Francesco Merlo peint une Italie en pleine déchéance culturelle, et pas seulement culturelle. D’après lui, l’état du pays n’a jamais été aussi critique, dans tous les secteurs : l’école, la littérature, la musique (la chanson italienne « n’a jamais été aussi niaise »), le cinéma (« dans un état déplorable »). Et les perspectives ne sont pas rassurantes. Vu le piètre état et l’absence de tout signe de reprise, 2008 ne peut être que pire que 2007. Ipse dixit.
Comme pour un spectacle de théâtre, le point d’observation privilégié n’est pas forcément celui de l’acteur. Pour évaluer une situation politique, culturelle, sociale… ce n’est pas à l’intérieur, sur la scène, mais bien en galerie, et parfois même dans le poulailler, que l’on a une vision d’ensemble qui permet de juger avec plus d’objectivité. La perception que nous avons ici en France de l’état de la culture italienne n’est pas la même que celle de M. Merlo.

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Une riche tradition ...

Lentilles et zamponeS'il y a bien une chose qui laisse les français perplexes à l'approche du réveillon de la Saint-Sylvestre en Italie, c'est bien l'endémique et habituelle hausse des prix d'un des légumes les plus communs qui soit : la lentille Une récente étude a démontré que les prix pouvaient bondir de plus de 20% dans les deux dernières semaines de l'année ! Mais pourquoi donc ? La raison en est très simple : les lentilles ( "lenticchie" ) sont consommées lors du réveillon afin, selon la tradition, de favoriser l'enrichissement de celui qui les mange pour l'année qui vient. Il est habituel de manger une belle cuillerée de lentilles avant de trinquer juste avant le douzième coup de minuit ...

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